Lutter contre les centrales photovoltaïques
sur les espaces naturels, agricoles et forestiers
Depuis 3 ans, les industriels de l’électricité se sont détournés des toitures ou terrains déjà artificialisés pour se ruer sur les terres agricoles… Adoptée en mars 2023, la loi d’accélération des énergies renouvelables a légitimé et encouragé le déploiement de panneaux métalliques sur des terres nourricières.
Le principe de « l’agrivoltaïsme » peut paraître séduisant – produire de l’électricité avec des panneaux en hauteur dans des champs, et maintenir une activité agricole en dessous. Mais la réalité des conséquences sur l’agriculture et nos milieux de vie le sont beaucoup moins. Ces projets industriels créent une compétition complètement inégale entre production énergétique et alimentaire, ce qui met en lumière la situation très fragile de l’agriculture en France.
C'est quoi le problème ?
Cette déferlante, qui touche tout le territoire avec plusieurs centaines de projets dans chaque département, ne prospère que sur la misère du monde paysan, en achetant leur silence via des rémunération allant de 2 000 à 15 000 par année et par hectare. Si les revendications de la Confédération Paysanne étaient mises en œuvres, aucun·e agriculteur·ice n’accepterait des dizaines de tonnes de métal connectés sur chacune de leur parcelle.
Par ailleurs les développeurs minimisent leurs impacts sur la biodiversité afin d’avoir à éviter à demander une dérogation à destruction d’espèces protégées… Ainsi « la qualité des études d’impact environnementales et l’apparente difficulté de la filière à se réguler n’offrent pas de garanties solides. Les projets arrivant en CNPN et en CSRPN sur des espaces dits « délaissés » car ne présentant pas d’activités anthropiques mais présentant de forts enjeux de biodiversité ne sont pas rares et il a été montré que de nombreux projets (89% pour les années 2022 et 2023) n’étaient jamais soumis à l’avis scientifique et technique de ces instances, bien qu’une dérogation espèces protégées (et donc une saisine de ces instances) soit obligatoire en cas d’atteinte à des espèces protégées et d’absence de garanties d’effectivité des mesures d’évitement et de réduction (décision Conseil d’État 2022). Étant donné les difficultés de la filière à se réguler et ses contorsions pour éviter de soumettre un dossier à une analyse par des experts indépendants à travers le dépôt d’une demande de dérogation espèces protégées, elle se retrouve juge et partie, en évaluant elle-même les enjeux écologiques à travers son étude d’impact, sans validation externe par des écologues non impliqués dans le projet ».
Qui fait quoi ?
Un réseau de luttes contre les centrales photovoltaïques
La coordination nationale Photorevoltée est née lors des Résistantes sur le Larzac et lors des Rencontres rurales et paysanne à Bure durant l’été 2023.
En septembre 2023, une tribune-manifeste a été rédigée. Elle est aujourd’hui signée par plus 410 organisations, et traduite en 8 langues. Un groupe de travail aujourd’hui composé de 170 organisations, s’est mis en place via une liste d’échange interne car cette déferlante touche tout le territoire avec plusieurs dizaines voire centaine de projets dans chaque département.
Nous affirmons notre volonté de sortie du nucléaire et que pour ce faire, il n’y a nul besoin de mettre du photovoltaïque sur les espaces naturels, agricoles et forestiers.
Ou en sont les luttes ?
Quelles actions possibles ?
Mieux encore : la Coordo Photorévoltée propose de cofinancer toutes ces expertises !
La Coordo Photorévoltée est en capacité de proposer et d’aider à la mise en place de plusieurs leviers indispensables pour une mobilisation :
- Une aide juridique. C’est ainsi que depuis le lancement de la cellule juridique, les avocates répondent à près de trois sollicitations par semaine. C’est dire le besoin qui existe !
- Une expertise théorique et pratique de naturalistes quant aux impacts sur la biodiversité des centrales photovoltaïques sur sols vivants.
- Un argumentaire agronomique et réglementaire à destination des représentant·es en CDPENAF, qui est en cours de relecture par les avocat·es.
La Coordo propose aussi des formations pratiques et réglementaires. A ceci, s’ajoutent les conférences données et organisées, et les lettres de nouvelles aussi fréquentes qu’il est possible de les écrire !
Films et documentaires – compilés par la Coordination nationale Photorévoltée
Chansons et poèmes face aux centrales photovoltaïque – compilés par la Coordination nationale Photorévoltée
